Posté le : 22 octobre 2015 Par : BlogEuropages

Histoire_Export

Spécialisée dans la mécanique de précision, le tournage et le décolletage, la PME lyonnaise Kera Industry mise sur internet pour développer sa clientèle à l’export. Explications sur sa stratégie avec son directeur général, Frédéric Dudar, un « digital native » de 30 ans pour qui Internet est incontournable et très efficace si on sait l’utiliser à bon escient.

Un marché de petite et moyenne série

Créé en 1955, la société Kera Industry (anciennement Etablissements Bony), basée à Villeurbanne près de Lyon, usine tous types de métaux et de plastiques pour de nombreux secteurs d’activité (machines pour l’agroalimentaire, médical, nucléaire, ferroviaire, électronique, pétrochimie, optique…). « Nous fabriquons en petite et moyenne série (du prototype à plusieurs dizaines de milliers de pièces) et ciblons des marchés de niche à plus forte valeur ajoutée pour être concurrentiels face à de plus grosses industries comme celles de la vallée de l’Arve », explique son directeur général Frédéric Dudar.

pièces vrac vdefCelui-ci s’est saisi de l’opportunité que lui offrait son père de reprendre l’entreprise qu’il avait lui-même reprise en 2009. Un challenge à relever pour cet ancien auditeur financier de 30 ans qui avait auparavant travaillé dans divers grands cabinets d’audit. « Mon père et mon expérience professionnelle m’ont donné le goût de l’industrie, j’ai poursuivi la politique de modernisation qu’il a initié », souligne Frédéric Dudar.

Arrêter de fonctionner à l’ancienne

Kera Industry réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 500 000 euros, dont 5% à l’export, pour un effectif de 5 personnes totalement rajeuni avec des salariés d’une vingtaine d’années. « Il faut arrêter de fonctionner à l’ancienne », déclare Frédéric Dudar. « Nos collaborateurs sont associés au travail, je les emmène rencontrer les clients afin qu’ils puissent se rendre compte de leurs besoins et proposer des solutions ainsi que des propositions d’améliorations ».

Pièces Kera IndustryC’est la même chose concernant le développement à l’export. « Je suis de la nouvelle génération pour qui il faut d’abord prospecter par le web avant d’aller dans des salons professionnels ou se rendre sur place ». Fin 2013, Frédéric Dudar a refondu entièrement le site internet de la société, qui est traduit en anglais. Le pack Flexi Premium d’Europages inclut la traduction de la présentation de l’entreprise en 5 langues étrangères (anglais, allemand, espagnol, italien et néerlandais). Il a aussi effectué tout un travail de référencement de mots clés en se mettant à la place de l’acheteur B2B.

+ 30% de trafic grâce à Europages

L’inscription à Europages il y a deux ans lui a permis de se rendre encore plus visible à l’international. « Notre trafic a augmenté de 30% grâce à Europages. Notre site internet, c’est comme une vitrine sur les Champs Elysées et Europages comme un afficheur publicitaire qui va vous rendre visible dans la ville entière », précise t-il. Europages lui a amené des demandes de devis et des commandes en Europe (Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni). « Nous avons par exemple été contactés par une société suisse pour du matériel médical, par une entreprise allemande du secteur de la pétrochimie et une très grosse société de Lituanie pour de la robinetterie, poursuit-il. Cela est très satisfaisant pour nous ».

Portrait Frédéric Dudar

Internet, un préalable incontournable vers une ouverture à l’international.

Les mots-clés associés au Pack Flexi Premium (ndlr : package de 33 mots clés traduits en 5 langues) lui permettent également d’être trouvé et régulièrement consulté par de nouveaux prospects. « Peu de demandes formulées ne correspondent pas à nos capacités machines », souligne t-il. Concernant les autres techniques d’e-marketing, Frédéric Dudar réfléchit à mettre en place une solution d’emailing, mais pas dans l’immédiat : « Nous souhaitons nous tenir à notre budget, ayant d’autres investissements par ailleurs ». Il juge pour l’instant la publicité display trop « invasive ». Quant aux réseaux sociaux, il est peu convaincu par Facebook. Et LinkedIn sur lequel est présent Kera Industry depuis 2013 « nous permet de trouver de nouveaux contacts, des relations professionnelles sur du plus long terme ».

Internet, facteur de succès numéro 1

Pour Frédéric Dudar, le premier conseil à suivre pour une PME est de prospecter à l’international d’abord par internet pour une question de coût et de moyens. « Un développement à l’international se fait en 4 à 5 ans avec une première phase basée sur internet. Il est essentiel de se faire une « vitrine » visible sur le web. Ensuite seulement, il est possible d’envisager la deuxième phase en ciblant des pays précis où aller ». Il faut donc savoir prendre le temps. « Il est aussi important de prendre du recul par rapport à son activité et son métier », ajoute-t-il. Comme quoi la sagesse n’est pas une question d’âge !

Consulter l’E*Page de Kera Industry


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