Posté le : 4 juin 2018 Par : BlogEuropages

CeciliaMalmstrom

A la suite de l’annonce par les Etats-Unis de la mise en vigueur au 1er juin des droits de douane additionnels prévus sur l’acier (+25%) et sur l’aluminium (+10%), la Commission européenne a préparé une riposte en trois temps. Détails des mesures envisagées.

1. Plainte auprès de l’OMC. L’UE a décidé de porter plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les États-Unis qui ne jouent pas le jeu du commerce international avec cette mesure protectionniste (voir notre article USA-Europe : bras de fer sur l’acier), a annoncé dans un communiqué la Commission européenne. La décision a été prise le 29 mai par le Collège des commissaires et les Etats membres qui ont été consultés le même jour. La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a déclaré à cette occasion que la riposte européenne serait proportionnée et en accord avec les règles de l’OMC.

Voir la vidéo de la conférence de presse de Cecilia Malmström (7m32)

https://europa.eu/!dJ44cK

2. Taxation de produits américains. L’UE avait dressé le 8 mai une liste de produits comme les jeans ou les motos, qu’elle pourrait lourdement taxer dès le 20 juin. « Nous pouvons utiliser une partie de cette liste, la liste entière, une partie maintenant et une autre partie plus tard », a précisé Cecilia Malmström. Ces mesures auront toutefois un impact limité sur le plan économique car le montant des sanctions ne peut excéder celui des taxes américaines. Or l’UE n’est pas un partenaire majeur des Etats-Unis en ce qui concerne l’acier avec l’Allemagne qui ne représente que 3% des 30 millions de tonnes d’acier importées par les Etats-Unis et la France moins de 1%.

3. Protection du marché européen. L’UE prépare également des mesures dites de « sauvegarde » pour protéger les marchés européens de l’acier et de l’aluminium des dommages qui pourraient subvenir si un afflux soudain d’importations perturbe « sérieusement » ou menace de perturber une industrie nationale. L’acier asiatique – nettement moins cher que l’acier européen-, est clairement visé par cette action car il subit également les sanctions américaines et risque d’inonder le marché européen. La Commission européenne a déjà ouvert une enquête auprès des producteurs européens d’acier fin mars. Elle dispose de neuf mois pour prendre des mesures.

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