Posté le : 14 septembre 2018 Par : BlogEuropages

NAFTA

L’ Accord de libre-échange nord-américain ou Alena, qui régit depuis 1994 les relations commerciales entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, est en cours de renégociation. Après la signature fin août d’un accord bilatéral entre les Etats-Unis et le Mexique, c’est au tour du Canada de négocier avec Washington.

Le poids économique de l’Alena est aujourd’hui considérable : il génère des échanges trilatéraux de plus de 850 milliards d’euros par an. A son arrivée à la Maison Blanche, début 2017, le président américain Donald Trump avait exigé une renégociation de cet accord, l’accusant d’avoir entraîné des délocalisations vers le Mexique, où les coûts de production sont réduits. La fin de l’Alena représentait un scénario catastrophe pour le Mexique puisque 80 % de ses exportations sont destinées aux Etats-Unis.

Après plusieurs semaines de pourparlers entre Washington et Mexico, les deux pays sont parvenus à un accord. Concrètement l’accord prévoit d’augmenter, dans le secteur clé de l’industrie automobile, la part des composants fabriqués dans les deux pays, tandis que 40% de la valeur d’un véhicule devra provenir de centres de production, où les salaires sont d’au moins 16 dollars de l’heure (voir tous les détails dans l’article du Monde).

C’est une victoire pour le président Trump qui exigeait d’augmenter la part des pièces détachées produites aux Etats-Unis. En retour, le président américain a accepté de revenir sur sa volonté d’instaurer une possible abrogation de l’Alena tous les cinq ans. Le nouvel accord prévoit une validité de seize ans, révisée par période de six années.

Pour le Canada, rien n’est encore décidé. Les tractations achoppent jusqu’à présent sur trois points majeurs: un dispositif de règlement des litiges commerciaux (dit chapitre 19),  un dispositif protégeant le secteur laitier au Canada et les subventions canadiennes dans le domaine culturel (voir les détails dans l’article de BFMTV).

La question de la protection du secteur du lait canadien est particulièrement sensible. Ottawa bénéficie d’un mécanisme de protection qui lui permet de contrôler la production et le prix du lait, des œufs et de la volaille canadiens, tout en assurant aux fermiers canadiens des revenus stables et prévisibles. Les Etats-Unis, dont la production de lait est excédentaire, souhaitent pour leur part un plus grand accès à ce marché.

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