Posté le : 16 octobre 2017 Par : BlogEuropages

France-Allemagne-Europages

Si la France reste le premier partenaire commercial de l’Allemagne, elle perd des parts de marchés, notamment face aux nouveaux Etats membres. Certains produits français tirent cependant avantage de la reprise allemande, qui se confirme pour 2017, tandis que d’autres n’en profitent pas. Le point avec une note de la douane française.

La reprise allemande se confirme. Selon une étude d’Euler Hermes, l’économie allemande a clairement accéléré la cadence durant le premier semestre de 2017. En rythme annuel, la croissance du PIB réel allemand a atteint +2,7%, sa meilleure performance depuis le premier semestre 2011. Cette reprise a déjà été constatée sur la période 2014-2016, analyse la douane française dans une note, mais la France n’en a pas profité. La France a perdu des parts de marché en Allemagne, affirme la douane : -1 point en dix ans, dont -0,3 point entre 2014 et 2016. Si cette situation est propre à tous les pays avancés, concurrencés par les nouveaux Etats membres (NEM) et la Chine, la France enregistre néanmoins un des plus forts reculs parmi les pays avancés. Parallèlement, les NEM gagnent 6 points de parts de marché en 10 ans et 1,6 point entre 2014 et 2016. La Pologne et la République tchèque sont désormais sixième et septième fournisseurs de l’Allemagne.

Les produits français qui progressent. Les exportations françaises de certaines marchandises profitent néanmoins du dynamisme de la demande allemande, souligne la douane, citant les secteurs suivants :
– textile/habillement/cuir : progression des ventes de +14 %, du fait principalement des bonnes performances dans la maroquinerie et les chaussures ;
– équipements automobiles : les ventes sont dopées par la reprise de la production allemande de véhicules. L’industrie allemande, spécialisée dans l’assemblage de voitures à forte valeur ajoutée, recourt massivement aux importations d’équipements automobiles ;
– pharmacie : +12% de ventes vers l’Allemagne, même si les Etats-Unis y sont nettement plus performants ;
– équipements électriques et de l’informatique : les ventes (+6 % d’exportations vers l’Allemagne) sont tirées par les composants électroniques, indispensables à l’essor des systèmes embarqués, en particulier dans l’automobile et l’aéronautique.

Les produits français qui régressent. A contrario, certains produits français voient leur part de marché diminuer en Allemagne. Parmi les produits dont les ventes ne sont pas entraînées par la reprise allemande, on recense les véhicules, les produits agricoles et agroalimentaires, les parfums et cosmétiques ainsi que les biens intermédiaires (chimie, caoutchouc, bois-papier). Pour les parfums et les boissons, cette faible performance s’explique par l’inadéquation entre l’offre française et la demande allemande, la France étant positionnée sur le haut de gamme. Quant aux ventes de biens intermédiaires, l’Allemagne préfère s’approvisionner auprès des NEM, de la Chine ou de la Russie, plus concurrentiels que la France.

Et pour trouver en Allemagne des fournisseurs et/ou des clients par secteurs d’activité, consultez Europages, ou le site de son partenaire leader sur les pays germanophones : Wer Liefert Was !


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