Posté le : 11 juillet 2016 Par : BlogEuropages

Brexit-Europages

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ou Brexit va entraîner des conséquences négatives pour les entreprises européennes avec certains pays et secteurs plus touchés que d’autres. Mais d’autres pays de l’UE pourraient également tirer profit du Brexit. Etat des lieux selon une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes.

Trois pays particulièrement touchés : Pays-Bas, Belgique et Irlande. Selon l’étude de l’assureur-crédit Euler Hermes intitulée « Royaume-Uni : le contrecoup du Brexit, une volatilité à long terme », trois pays européens seraient plus particulièrement touchés en 2017 : les Pays-Bas, l’Irlande et la Belgique. Et ce dans l’hypothèse d’un scénario de sortie favorable (avec un accord de libre-échange conclu avec l’UE) comme défavorable (pas d’accord signé).

Au premier rang des pays touchés : les Pays-Bas et la Belgique car ce sont d’importantes plaques tournantes du commerce européen. Quant à l’Irlande, le Royaume-Uni est le deuxième marché d’exportation en volume, avec une forte concentration sur le pétrole et les produits à forte valeur ajoutée (électronique, chimie, machines et équipements). Pour ces trois pays, les pertes les plus importantes seraient concentrées dans des secteurs comme l’automobile, les machines et équipements, la chimie et l’agroalimentaire.

Voir la vidéo : interview sur BFM Business d’Ana Boata, économiste d’Euler Hermes, spécialiste de la zone euro (10m56)

Impacts sur l’Allemagne et la France. Deux autres pays de l’UE devraient également subir un impact négatif du Brexit en raison des échanges commerciaux importants qu’ils ont avec le Royaume-Uni : l’Allemagne et la France. Le Royaume-Uni importe principalement d’Allemagne des biens intermédiaires (équipement automobile et machines). En cas de sortie défavorable du Royaume-Uni, il faudrait s’attendre à une baisse des exportations d’automobiles allemandes de l’ordre de 2 milliards d’euros et à un recul des exportations de machines de 1 milliard d’euros. La France serait touchée au travers des mêmes mécanismes que l’Allemagne, mais dans une moindre mesure. Les secteurs qui souffriraient le plus seraient les machines, l’agroalimentaire et la chimie, qui pourraient afficher des pertes de 0,5 milliard d’euros chacun d’ici à 2019 en cas de sortie défavorable du Royaume-Uni.

Des opportunités à saisir. Certains pays de l’UE pourraient cependant à moyen-terme tirer profit du Brexit en attirant des investissements britanniques – qu’ils soient nouveaux ou perdus du fait du Brexit – en fonction de leurs secteurs d’activité. Selon les perspectives dégagées par l’étude d’Euler Hermes, la liste des pays par secteurs d’activité serait la suivante :

  • Irlande pour la pharmacie, l’électronique et le secteur financier,
  • Espagne, Slovaquie et Pologne pour l’automobile,
  • Allemagne, Italie et République tchèque pour le secteur des machines et des équipements,
  • Pays-Bas pour les services financiers, la haute technologie et le transport,
  • France pour l’aéronautique.

Et pour profiter de ces opportunités et trouver un partenaire dans ces pays, pensez à consulter les services d’Europages !


Les commentaires sont fermés.