Posté le : 11 mars 2016 Par : BlogEuropages

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Touchée par la récession en 2015, la Grèce devrait redresser la barre au second semestre 2016, estime dans une note de conjoncture Euler Hermes. Voici 3 facteurs favorables à la reprise selon l’assureur-crédit, à condition toutefois que les contrôles des capitaux soient significativement assouplis d’ici là.

Un scénario positif à l’horizon 2017. Dans une note de conjoncture qui vient d’être publiée, l’assureur-crédit estime en effet que la Grèce devrait se retrouver sur le chemin de la croissance après une période de récession en 2015 (-0,3% de croissance). Selon un scénario privilégié par Euler Hermes, une revue positive de la Troïka d’ici fin mars donnerait lieu à des mesures assouplissant les contrôles des capitaux, notamment en ce qui concerne les entreprises. Des négociations pourraient également avoir lieu sur les efforts possibles de réduction de la dette grecque de la part des pays européens. Cela aiderait à la reprise de la confiance domestique et des investisseurs étrangers.

3 opportunités de reprise des échanges commerciaux. Si ces voyants macro-économiques se remettent au vert, Euler Hermes identifie 3 opportunités économiques capables de stimuler les échanges commerciaux de la Grèce :

1.    Accroissement des capacités logistiques. L’accroissement des capacités logistiques devrait dynamiser l’activité import/export du pays, estime l’assureur-crédit. Avec en ligne de mire un projet phare : la privatisation du port du Pirée cédé au chinois Cosco. En outre, des projets d’investissements de 350 millions d’euros sont prévus au cours des cinq prochaines années. Cela devrait ouvrir de nouvelles perspectives d’import/export pour la Grèce, en Asie notamment. La Grèce pourrait ainsi faire face à la concurrence méditerranéenne et tirer parti de sa position géographique favorable. Le port de Pirée développe aussi l’activité des croisières avec notamment le croisièriste américain Carnival qui a choisi ce port comme escale pour ses croisières en Méditerranée.
2.    Retour de l’Iran. Le retour de l’Iran dans le commerce international devrait stimuler la demande pour les exportateurs grecs, selon Euler Hermes (voir notre article Iran : 3 secteurs porteurs pour les PME européennes). La levée d’une partie des sanctions internationales sur l’Iran devrait avoir un impact significatif sur les échanges commerciaux entre les deux pays. Les importations iraniennes pourraient augmenter de 20 % en 2016, et de 13 % supplémentaires en 2017. En Iran, les exportateurs grecs devraient voir s’ouvrir de nouvelles perspectives dans les secteurs de l’automobile, de l’alimentation, des métaux et des machines et équipements. En outre, les raffineries grecques achetaient déjà une grande quantité de pétrole brut iranien avant les sanctions (l’équivalent de 26 % des importations totales de pétrole brut de la Grèce).
3.    Le tourisme. Représentant 8 % du PIB de 2015 avec plus de 26 millions de visiteurs, le tourisme reste l’un des grands atouts de la Grèce en terme de croissance économique. Si le pays peut compter sur les touristes traditionnels venant d’Europe du Nord (France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni) et d’autres pays membres de l’UE (Italie), il attire aussi de plus en plus de nouveaux venus (Bulgares, Polonais et Roumains).

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