Posté le : 3 février 2016 Par : BlogEuropages

Iran 1

A la suite de la levée de l’embargo dont il faisait l’objet, l’Iran présente de nombreuses opportunités d’affaires pour les entreprises européennes. Etat des lieux des secteurs les plus porteurs et des pays qui devraient le plus en profiter.

Des besoins immenses. Suite à la levée, le 16 janvier dernier, des sanctions économiques décidées par les Etats-Unis et l’UE pour protester contre le programme nucléaire iranien, l’Iran a des besoins immenses. Ce pays de plus de 78 millions d’habitants avait fait l’objet d’un embargo américain en 1996, puis de l’Union européenne en 2012. Depuis, l’Iran tournait au ralenti. Il a désormais besoin de moderniser son industrie, ses transports, ses infrastructures routières, etc. Une note de conjoncture d’Euler Hermes  prévoit une croissance de l’activité industrielle de près de 5% par an et une augmentation des importations et des exportations de l’Iran de plus de 20% en 2016. De grands groupes français sont déjà sur les rangs à l’instar des géants du BTP comme Vinci, Bouygues ou Eiffage ou des spécialistes des réseaux d’eau et d’assainissement comme Veolia Environnement et Suez. Mais aussi des PME : voir à ce sujet l’article Six PME alsaciennes vont s’envoler pour l’Iran.

Voir la vidéo de DW Business sur les firmes allemandes prêtes à aller en Iran (2m55).

Energie, automobile et commerce de détail. Ce sont les trois secteurs considérés par Euler Hermes comme les plus porteurs pour les entreprises :

  1. Energie. La levée des sanctions devrait permettre au secteur de l’énergie, et particulièrement du pétrole (qui représente 25% du PIB du pays), d’être débloqué. L’Iran prévoit d’accroître sa production de pétrole de 600 000 barils/jour en 2016 et de retrouver rapidement sa production d’avant les sanctions, soit 4,1 millions de barils par jour. Son premier client est japonais (19% des exportations), viennent ensuite les Européens (Italie et Espagne) suivis de Taïwan.
  2. Automobile. Malgré les sanctions, l’Iran est resté l’un des marchés clés de la région pour le secteur automobile. Avec 900 000 nouvelles voitures produites en 2014, l’Iran fait ainsi partie du top 20 mondial des producteurs de voitures individuelles. Le pays devrait retrouver en 2016 le nombre d’immatriculations enregistrées avant les sanctions, soit 1,4 million d’unités, et même atteindre 1,6 million en 2017. Euler Hermes prévoit également une augmentation de la production locale de 15% par an.
  3. Commerce de détail. Ce secteur devrait progresser de façon spectaculaire, estime Euler Hermes en raison de la taille du marché domestique (78 millions d’habitants) et de la hausse du pouvoir d’achat d’une classe moyenne qui se développe.

Voir la vidéo de CCTV America sur l’approche différente des pays européens et des Etats-Unis à l’égard de l’Iran (2m25)

Les pays européens en pointe. Les pays européens devraient être les grands bénéficiaires de la levée des sanctions avec des exportations supplémentaires de machines, d’équipements industriels, d’automobiles et dans l’agro-industrie. Parmi ceux-ci, ce sont l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni qui devraient être les mieux positionnés. A elle seule, l’Allemagne devrait voir ses exportations augmenter de deux milliards de dollars. Tandis que deux pays seraient les grands perdants de cette évolution : la Turquie et la Russie.

Et pour trouver des partenaires avec qui exporter vers l’Iran ou des prestataires qui peuvent vous aider, consultez Europages !


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