Posté le : 10 avril 2017 Par : BlogEuropages

Agroalimentaire-Europages

Les produits agroalimentaires demeurent un point fort du commerce extérieur français, générant un solde commercial de +6,1 milliards d’euros en 2016, soit le troisième excédent après l’aéronautique et les parfums-cosmétiques. Le marché européen reste son premier débouché même s’il est à la baisse. Détails des chiffres.

Produits de terroir et céréales en force. Selon les chiffres des douanes françaises, les produits agroalimentaires demeurent un point fort du commerce extérieur français, avec 58,7 milliards d’exportations en 2016 et 52,6 milliards d’importations (soit 13,2 % des ventes françaises et 10,3 % des achats). Malgré une nette contre-performance à l’exportation en 2016, ils génèrent un solde commercial de +6,1 milliards en 2016, après +9,2 milliards en 2015 (+11,4 milliards en 2011 et 2012, record historique). C’est désormais le troisième excédent français, derrière l’aéronautique (+18,6 milliards en 2016) et les parfums et cosmétiques (+9,4 milliards). La France demeure bien positionnée sur les produits de terroir et les céréales.

L’Europe, premier débouché. L’Union européenne reste le premier débouché de la France. Le pays y perd toutefois des parts de marché (-2,8 points en dix ans). Les pays d’Europe centrale prennent le relais, notamment la Pologne, la République tchèque et l’Ukraine. Les parts de marché de la France se maintiennent en Asie et notamment en Chine. Premier importateur mondial d’agroalimentaire (9,2 % des achats mondiaux), ce pays constitue la première contribution à la croissance des exportations françaises. En dépit de la concurrence accrue des pays émergents, les exportations françaises demeurent dynamiques, du fait de la progression de la demande mondiale en produits agroalimentaires, notamment celle des pays tiers.

Les pays tiers à la hausse. L’excédent commercial agroalimentaire repose désormais davantage sur les exportations extracommunautaires. Celui avec les pays tiers atteint 5,3 milliards en 2016, contre seulement 0,8 milliard avec l’UE qui est pourtant le principal partenaire de la France (63% des exportations françaises et 69% des importations). L’excédent commercial sur les produits de terroir s’accroît de 3 milliards en dix ans et porte en grande majorité sur les boissons alcoolisées. Ces dernières génèrent un excédent de 10,5 milliards en 2016, ventilé en 4,7 milliards pour les vins tranquilles, 3 milliards pour les spiritueux et 2,8 milliards pour les champagnes et vins mousseux.

Les ventes françaises sont surtout destinées aux pays anglo-saxons et asiatiques où la demande de boissons est dynamique. Ainsi, alors que l’excédent sur les produits de terroir se partageait quasiment à parts égales entre pays communautaires et extracommunautaires (4,1 milliards pour l’UE et 4,7 milliards hors UE, en 2006), il progresse de 3,2 milliards avec les pays tiers en dix ans, tandis qu’il diminue de 0,2 milliard avec l’UE.

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