Posté le : 18 avril 2016 Par : BlogEuropages

Meubles sur Europages

Après trois années difficiles, l’industrie européenne du meuble est à nouveau en croissance avec de bonnes perspectives pour 2016. Elle est cependant en concurrence avec l’Asie qui bénéficie d’un coût de main d’œuvre moins élevé, mais a des atouts à faire jouer. Etat des lieux d’un secteur en pleine évolution.

2015, année de la reprise. Selon les chiffres de la FNAEM (Fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison), 2015 est l’année de la reprise pour le marché du meuble en France après trois exercices de recul consécutifs (-3% en 2012, -2,9% en 2013 et -1,5% en 2014). Le marché du meuble retrouve enfin le chemin de la croissance et voit ses ventes progresser de 2,4% sur l’ensemble de l’exercice pour atteindre 9,3 milliards d’euros. Parmi les secteurs en plus forte progression, on retrouve la literie et les meubles de cuisine. Le marché reste cependant encore loin de son pic d’activité de 2011 à 9,8 milliards d’euros. En ce qui concerne l’Europe, la Pologne et l’Espagne réalisent de bonnes performances au début de 2016, signale le Courrier du meuble et de l’habitat. Par contre, les industriels allemands, italiens et britanniques connaissent un début d’année 2016 difficile, comparativement aux industriels français.

Les points forts de l’industrie européenne. Une étude réalisée pour la Commission européenne en novembre 2014 sur la situation du marché européen de l’ameublement indique les points forts et les faiblesses de cette industrie. Parmi les forces et les opportunités, on peut citer le fait que tous les segments sont présents dans la chaîne de valeur de production de meubles dans l’UE, une technologie avancée, un marché intérieur important et des opportunités de nouveaux marchés à l’échelle mondiale (Russie, Chine, région du Golfe). Les secteurs de la construction et de la rénovation fournissent également des opportunités. Enfin le changement des tendances de consommation de meubles engendre une demande nouvelle (population vieillissante, etc.). En outre, la demande est en augmentation pour les métiers de haute technologie exigeant des connaissances développées.

Le poids de la réglementation. Parmi les faiblesses de l’industrie européenne l’étude réalisée pour la Commission européenne souligne le poids de la réglementation de l’UE en matière de produits, d’environnement, de santé et de sécurité. A cela s’ajoute les coûts de main d’œuvre relativement élevés dans l’UE et le fait que le secteur soit dominé par des PME avec un accès limité aux financements. Les producteurs européens doivent faire face également à la concurrence de l’Asie avec une qualité des produits qui s’améliore et à des mesures protectionnistes qui existent encore sur les marchés d’exportation. En outre, le coût pour approvisionner des matières premières conformes aux règles et normes de l’UE est en hausse.

Pour relever ces défis, les industriels européens doivent promouvoir auprès des consommateurs la qualité de leurs produits. Les mesures varient selon les pays (voir à ce propos le site de l’UEA – Union Européenne de l’Ameublement – qui regroupe les fédérations de Bulgarie, de la République tchèque, du Portugal, de la Roumanie, de l’Espagne, de la Turquie et du Royaume-Uni).

Et pour tous ceux qui recherchent des clients et/ou fournisseurs en Europe sur le secteur de l’ameublement, pensez à consulter Europages !


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