Posté le : 1 mars 2018 Par : BlogEuropages

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L’assureur-crédit Euler Hermes vient de publier son étude analysant la complexité du recouvrement dans 50 pays, au travers de trois facteurs : les pratiques locales de paiement, l’efficacité des procédures de recouvrement avant insolvabilité du débiteur, et l’existence d’un dispositif efficace de procédures collectives. En voici les principales conclusions.

L’Europe, destination la plus sûre. Selon l’étude publiée par Euler Hermes, l’Europe occidentale fait figure de bon élève, et simplifie la vie des entreprises souhaitant récupérer les sommes qui leur sont dues. Sur les 16 pays européens cités par l’étude, 14 figurent parmi les pays où le recouvrement est le moins complexe à l’échelle mondiale. La Suède, l’Allemagne et l’Irlande occupent le podium des pays où le recouvrement est le moins complexe. En matière de délais de paiement, le comportement des entreprises suédoises, allemandes et irlandaises est très bon puisqu’en 2016, ces dernières payaient en moyenne leurs fournisseurs respectivement sous 50, 53 et 54 jours, alors que la moyenne mondiale était de 64 jours. Viennent ensuite la Finlande (4ème du classement), les Pays-Bas (5ème) et l’Autriche (6ème).

La France en 9ème position. La France occupe la neuvième position du classement des pays les moins complexes en matière de recouvrement derrière le Portugal (8ème) et la Suisse (7ème) et devant la Belgique (10ème). L’encadrement des délais de paiement par la législation et l’efficacité des tribunaux ont de quoi rassurer les entreprises, estime Euler Hermes, même si le cadre des procédures collectives continue de privilégier le sort des débiteurs. Tant que le débiteur n’a pas été déclaré insolvable par les tribunaux compétents, les chances de recouvrer la créance impayée dans un délai raisonnable restent bonnes. De même, un créancier diligent qui peut se prévaloir d’une clause de réserve de propriété bénéficie d’un traitement plutôt favorable en France, selon l’assureur-crédit.

Recouvrement difficile au Moyen-Orient et en Asie. En matière de complexité du recouvrement, le Moyen-Orient est le parfait opposé de l’Europe occidentale, selon l’étude. L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis obtiennent ainsi les moins bons scores du classement. En Arabie Saoudite, la loi ne punit pas les retards de paiement, et les pénalités de retard sont interdites. Le cadre juridique est tout aussi complexe aux Emirats Arabes Unis. Même si des mécanismes de renégociation de la dette ont été mis en place, ils restent largement sous-exploités. La situation est également compliquée en Asie-Pacifique, qui compte pas moins de 4 représentants parmi les 10 plus mauvais élèves avec la Malaisie (3ème au classement des pays à complexité extrême), la Chine (4ème), l’Indonésie (7ème) et la Thaïlande (10ème). Dans le top 10 des pays les plus difficiles, on trouve également la Russie (5ème), le Mexique (6ème) et deux pays africains : l’Afrique du Sud (8ème) et le Bénin (9ème).

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