Posté le : 2 août 2018 Par : BlogEuropages

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Selon une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, le Brexit a entraîné un manque à gagner de près de 4 milliards d’euros depuis 2016 pour les entreprises françaises en raison de la baisse de la demande domestique britannique. Etat des lieux des conséquences du Brexit pour les entreprises françaises.

Croissance économique en baisse. Selon l’étude d’Euler Hermes (p.26-27), la croissance économique du Royaume-Uni devrait ralentir à +1,4% en 2018 contre +1,8% en 2016 et +1,9% en 2016. La consommation des ménages ne devrait croître que de 1% en 2018, soit trois fois moins vite qu’en 2016, année du vote pro-Brexit. Une performance plus que mitigée, à mettre au crédit de l’inflation, qui devrait rester supérieure à 2% en 2018 et 2019, et à un resserrement progressif des conditions monétaires. L’assureur-crédit note toutefois que ces mauvaises performances seront atténuées par l’accélération des salaires au Royaume-Uni, attendue aux alentours de +3% en 2018, en glissement annuel.

Un risque de non-paiement renforcé. Du coup, la faiblesse de la demande domestique pèsera sur les chiffres d’affaires des entreprises britanniques. Ces dernières souffriront encore cette année d’une dégradation de leur profitabilité en raison de la hausse du prix des importations. Euler Hermes estime que le taux de marge des entreprises britanniques devrait se contracter d’un point d’ici 2019, alors qu’il est déjà au plus bas depuis fin 2013. Les besoins en fonds de roulement des entreprises vont augmenter alors que les conditions monétaires vont se resserrer. Conséquence : le risque de non-paiement se renforce. Euler Hermes prévoit ainsi une hausse des défaillances au Royaume-Uni de +5% en 2018 et +6% en 2019.

Les exportations françaises touchées. Suite au fort ralentissement des importations britanniques, les entreprises françaises ont connu plus de difficultés à trouver de nouveaux débouchés outre-Manche. Avant le Brexit, le Royaume-Uni faisait régulièrement partie du top 5 des destinations à potentiel pour la France, ce qui n’est désormais plus le cas. Euler Hermes estime que le vote pro-Brexit a engendré un manque à gagner pour les entreprises françaises de près de 4 milliards d’euros depuis 2016. Les secteurs les plus touchés sont l’automobile (-1,2 milliard), le secteur des outils et équipements (-0,8 milliards) et l’agroalimentaire (-0,8 milliards).

L’assureur-crédit estime toutefois que le futur accord de libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni, qui sera effectif en 2021, à la suite de la période de transition durant laquelle les traités actuels resteront en vigueur (2019-2021), devrait être relativement favorable à ce dernier.

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