Posté le : 4 avril 2018 Par : BlogEuropages

Mercosur-UE-Europages

A l’issue des négociations sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), qui ont lieu du 21 février au 2 mars derniers, des progrès ont été faits mais de nombreux points de blocage subsistent. Etat des lieux des discussions.

Des avancées, mais encore du travail. Dans un communiqué du 15 mars, la Commission européenne souligne que « si beaucoup de progrès ont été faits dans les négociations sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur durant le dernier round de discussion, il y a encore du travail à faire. Les chefs négociateurs restent en contact afin de voir comment avancer sur les points restant en suspens », ajoute le communiqué. De fait, si l’on consulte le rapport détaillé du dernier round de discussions, on constate de nombreux points de blocage, particulièrement concernant le chapitre du commerce de marchandises. Seules quelques avancées sont signalées comme sur les règles d’origine où « la plupart du texte général est approuvé », ou encore le chapitre des services où « l’objectif de résoudre les points en suspens a été raisonnablement atteint (hormis pour le e-commerce) ».

Les points de blocage. Ils concernent essentiellement le chapitre du commerce des marchandises (chapitre 1). Parmi les points de blocage cités par la Commission européenne, on peut en retenir deux principaux particulièrement sensibles :

  • l’agriculture, et plus particulièrement l’élevage : les éleveurs européens, et particulièrement les Français, craignent la concurrence générée par l’importation chaque année en Europe de 70 000 tonnes de viande bovine sud-américaine, sans droits de douane. De leur côté, les pays du Mercosur craignent la concurrence du lait européen ;
  • l’automobile : le Brésil pourrait accepter une baisse des droits de douane sur les voitures européennes, à condition qu’une part importante de pièces soit fabriquée dans le Mercosur. Pour leur part, les Européens n’imaginent pas en produire moins de la moitié hors du Vieux Continent.

Les enjeux de l’accord. Dans un document publié en décembre dernier, la Commission européenne souligne tous les bénéfices que les entreprises européennes, particulièrement les PME et ETI, pourraient tirer de cet accord. Pour l’Europe, c’est un marché potentiel de 260 millions de consommateurs. Le montant des marchandises européennes exportées vers les pays du Mercosur a atteint 42 milliards d’euros en 2016 et celui des services 22 milliards d’euros. Concernant l’agriculture, la Commission estime qu’il faut protéger des produits sensibles pour les agriculteurs européens comme la viande de bœuf, l’éthanol, le sucre et la volaille. Mais que par ailleurs, les exportateurs européens pourraient bénéficier de droits de douane réduits sur d’autres produits actuellement taxés fortement comme les produits laitiers, l’huile d’olive, le malt, les pâtes, les chocolats et confiseries, les fruits et légumes, les vins (champagne) et spiritueux.

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