Posté le : 6 novembre 2012 Par : TeamEuropages

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Vous êtes nombreux à nous contacter par téléphone ou par e-mail, pour nous adresser des suggestions, des conseils, des félicitations et parfois, il faut bien le reconnaître, des critiques. Mais nous recevons rarement des lettres comme celles-ci. Arrivée lundi 5 novembre, elle méritait sans doute une attention particulière

À elle seule, l’enveloppe raconte toute une histoire. Décorée par deux cœurs autocollants rouge vif, elle porte une adresse méticuleusement rédigée au stylo-plume. Derrière l’écriture soignée et manifestement tracée à la règle, on devine toute l’attention portée aux détails. Le timbre et le tampon de la poste indiquent sa provenance : la Turquie. À l’ère du tout-numérique, alors que la lettre en serait presque réduite aux formalités administratives et aux cartes postales, on pensait que le courrier ne pouvait plus vraiment nous surprendre. Mais ça, c’était avant la lettre de Şevket Dizdar.

Şevket Dizdar est étudiant en première année à l’université Aydin à Istanbul, dans une faculté d’ingénierie et d’architecture. On le sait, parce qu’il nous a envoyé une photocopie de son diplôme. Et s’il nous adresse ce courrier, c’est d’abord pour nous remercier. Dans sa lettre, écrite avec la même graphie impeccable, il nous explique qu’Europages l’aide, lui et ses collègues, à chercher du travail. Ce n’est pas tout à fait une surprise : nous sommes conscients qu’Europages est parfois utilisé par les étudiants à la recherche d’un stage ou d’un emploi, pour contacter des entreprises qui les intéressent, et nous sommes heureux de savoir que nous aidons de jeunes actifs, partout en Europe, à élargir leurs horizons professionnels. Alors, lorsque Şevket Dizdar écrit qu’Europages « pourrait me donner un futur lorsque j’aurai fini mes études », nous sommes simplement ravis.

Dans sa lettre, Şevket est parfois un peu excessif. Nous n’imaginons pas qu’Europages soit « son dernier espoir », ni qu’il s’agisse « du livre le plus merveilleux qu’il ait vu de sa vie. » Cette dernière phrase, cependant, nous a stupéfaits. Car nous avons compris que Şevket Dizdar ne parlait pas de notre site Internet, non, mais plutôt de notre annuaire physique, dont la dernière publication a eu lieu… en 2007. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il nous écrit : dans sa lettre, il nous supplie, littéralement, de lui envoyer la version 2012 de cet ouvrage.

Sauf que cette version n’existe pas. 2007, c’est justement l’année où Europages a achevé son tournant vers le numérique, et la dernière année où nous avons publié un annuaire. D’ailleurs, nous ne sommes plus tout à fait un annuaire, et si tous nos services sont accessibles en ligne, ils sont, malheureusement pour Şevket Dizdar, uniquement accessibles en ligne. Lui envoyer un CD-ROM ? Nous avons arrêté de les éditer en 2008.

Non, nous n’avons pas de solution à proposer à Şevket Dizdar. Tout ce que nous pouvons faire, c’est lui écrire à notre tour. Lui dire à quel point sa lettre nous a enchantés, et à quel point nous sommes satisfaits de pouvoir l’aider, ne serait-ce qu’un peu, alors qu’il fait son entrée sur le marché du travail. Et lui conseiller de se connecter, s’il le peut, sur notre site internet, où il pourra trouver des milliers d’entreprises dans le secteur qui l’intéresse. Nous lui avons facilité la tâche : Europages existe aussi en turc.

L’équipe d’Europages


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